C. Lambert1, C. Iobagiu1, C. Genin1, J.C. Pinoli2, F. Guy2
1Laboratoire d'Immunologie, CHU Saint-Etienne; 2Centre Ingénierie et Santé, Ecole Nationale des Mines de Saint-Etienne.
Le risque évolutif du cancer dépend très largement de la précocité de détection de la tumeur primitive ou d’une récidive. Les outils de détection manquent encore et des études exhaustives de protéomique identifient des nouvelles molécules exprimées différemment entre tissu sain et tumeur. La pertinence biologique (diagnostique, pronostique, thérapeutique) de ces marqueurs candidats doit être validée sur tissus et cellules tumorales. Les méthodes classiques utilisent des immunomarquages sur coupes histologiques ou électophorèse de lysats. Ces techniques n’apportent pas d’informations quantitatives, ni topographiques ou fonctionnelles. Des méthodes plus performantes sont couramment utilisées en immunologie mais rarement exploitées en cancérologie.
But de l’étude : Ce projet vise à mettre au point une plateforme technologique de caractérisation cytomique de molécules candidates issues de dépistage systématique,protéomique ou génomique.
Méthodes : Immuno-détection par cytométrie en flux 4-6 couleurs, ELISPOT, imagerie confocale. Ces résultats peuvent être confrontés à l’immuno-histologie sur tumeurs.
Résultats: Plusieurs techniques ont été ou sont en cours de mise au point sur cellules vivantes (saines, tumorales ou lignées cellulaires) :
1.Par cytométrie en flux
1.1.Marquages indirects monoparamétriques
1.2.Localisation membranaire / cytoplasmique (sur cellules fixées)
1.3.Marquages multiparamétriques (co-expressions, exclusions, sous-types cellulaires..)
2.Tests de sécrétion par ELISPOT (capture en sandwich des molécules produites).
3.Validation topographique par microscopie confocale.
4.Génomique fonctionnelle (QRT-PCR).
Les analyses sont phénotypiques ou fonctionnelles (avec blocage ou capture cytoplasmique de production).
Ces tests ont été validés sur des lignées tumorales de différentes origines (sein, colon, ovaire, pancréas, rein, prostate..) et des tumeurs fraîches (sein, rein, colon…) ou épanchements (pleuraux, ascites..).
Applications :
1- Il est ainsi possible d’évaluer rapidement l’applicabilité des marqueurs candidats pour des approches diagnostiques, pronostiques (sérique, tissulaire..) ou en thérapeutique.
2 - Des applications sont également en cours d’étude pour la détection de cellules tumorales dans des liquides biologiques ou des cyto-aspirations.
Conclusions : La mise au point de ces techniques nous permet une caractérisation de protéines exprimées ou sécrétées par des cellules tumorales, notamment d’origine virale.
Les équipes participant à ce projet sont également :
Laboratoire d’Anatomie et Cytologie pathologique (Pr M. Peoc’h), CHU St Etienne
Des collaborations avec l’industrie sont établies (Laboratoire R&D BioMérieux, G. Choquet)